« Les végétariens respectent le véritable bien-être des animaux : ils les laissent vivre . »


L’Union Végétarienne Européenne écrit un courriel à -Monsieur Horst Seehofer, Ministre Fédéral Allemand de l’Alimentation, de l’Agriculture , et de la Protection des Consommateurs, et à -Monsieur Markos Kyprianou, Commissaire Européen à la Santé.

29 Mars 2007

Messieurs,

Au nom du Comité Directeur et des Organisations Membres de l’Union végétarienne Européenne, je tiens à vous remercier d’avoir, le 8 mars 2007, organisé une conférence sur le thème « Le bien-être des animaux : la labellisation représente-t-elle un pas en avant ? ».

Nous apprécions le fait que la Commission et le Parlement Européens aient déjà pris l’initiative de nombreux changements positifs en faveur des animaux, et prévoient de continuer sur leur lancée en dépit des obstacles considérables mis en œuvre par certains opposants membres eux-mêmes de
l’Union Européenne. La résistance exercée par certains politiques au niveau national est telle
que toute mesure en faveur du bien-être animal est d’autant plus louable, importante, et urgente.

Nous nous permettons cependant d’attirer votre attention sur un point : si les animaux sont mieux traités, leur vie en devient certes plus agréable, mais il n’en demeure pas moins que l’issue reste fatale. Ils sont destinés à être abattus. Le végétarisme, quant à lui, propose le moyen d’éviter à la fois ces tueries
en masse et les questions qu’elles soulèvent sur le plan de l’éthique, de l’écologie, de l’économie, et de la santé publique.

Il est incontestable que le nombre de personnes qui se refusent à consommer de la viande augmente chaque jour davantage, et que ce phénomène va aller croissant. Ce sont principalement des femmes jeunes et cultivées qui choisissent de se passer désormais de viande – et ce sont justement ces
mêmes femmes qui vont éduquer les enfants de demain.

Par ailleurs, - et on le doit également à la F.A.O. (« Le bétail, une des principales menaces pour l’environnement », voir http://www.fao.org/newsroom/en/news/2006/1000448/index.html ) -, l’opinion publique commence à présent à se rendre compte que l’élevage animal entraine des catastrophes climatiques, et elle ne va pas tarder à en tirer des conclusions.

Considérant d’une part la prise de conscience par le grand public des effets désastreux que nous subissons tous du fait de la production de viande, et d’autre part l’augmentation impressionnante du nombre de végétariens, nous suggérons que les gouvernements nationaux et les instances internationales
jouent dorénavant un rôle éminemment actif. Nous vous demandons avec insistance de bien vouloir mettre le végétarisme à l’ordre du jour de toutes les futures délibérations concernant le bien-être
animal, la santé humaine et animale, l’environnement, les tendances des consommateurs, etc.

Pour ce qui est du projet de label « Bien-être animal », je voudrais faire remarquer qu’une alternative encore meilleure existe déjà : le label V de l’Union Végétarienne Européenne garantit que le produit ainsi labellisé « ne contient aucun produit de boucherie ».

Bien respectueusement.

Renato Pichler
Président
Union Végétarienne Européenne (UVE)
http://www.euroveg.eu